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Chapter 8 - L’amie qui connaissait le prix du silence

Manon nia d’abord.

Puis Sofia lui montra la vidéo.

Elle s’effondra.

Manon travaillait avec Antoine pour rassembler les preuves. Mais Diane avait découvert leur enquête et menacé d’emprisonner le frère de Manon pour fraude.

— Il était coupable ? demanda Amélie.

— Oui.

— Alors tu as laissé Diane faire exploser un bateau pour éviter qu’il soit jugé ?

— Je croyais qu’elle voulait uniquement voler les documents.

— Tu étais sur le quai.

— Je ne savais pas qu’Antoine avait emmené Louis.

— Et quand mon fils a disparu ?

Manon se mit à pleurer.

— Diane m’a dit qu’il était mort.

— Tu l’as crue parce que cette réponse te permettait de continuer à vivre.

Manon accepta le reproche.

Elle révéla l’existence d’un compte secret où Diane conservait les paiements versés aux complices. L’accès nécessitait trois autorisations : Diane, Borel et Manon.

— Pourquoi toi ?

— Parce que j’étais l’avocate de Laurent Maritime. Ma signature rendait les transferts légitimes.

Manon accepta de coopérer.

Sofia organisa une opération pour ouvrir le compte devant des enquêteurs nationaux. Les données révélèrent une liste complète de responsables publics.

Cependant, une transaction récente attira leur attention.

Diane avait payé une entreprise de sécurité appelée Orphée Protection deux jours avant le mariage.

Le contrat mentionnait :

Récupération du sujet L. et neutralisation du témoin J.

Le sujet L. était Louis.

Le témoin J. était Jeanne.

Mais un second paiement avait été effectué après l’arrestation de Diane.

Neutralisation d’A. Mercier avant récupération complète de la mémoire.

Quelqu’un tentait encore de tuer Antoine.

Amélie appela la clinique italienne.

Une infirmière répondit que le patient avait été transféré sur ordre judiciaire.

L’ordre était faux.

Antoine avait disparu.

Nicolas utilisa les anciens réseaux de sécurité de sa famille pour localiser le véhicule. Il se dirigeait vers un aérodrome privé.

— Tu ne devrais plus avoir accès à ces systèmes, dit Sofia.

— Ma mère n’a jamais supprimé mon autorisation.

— Cela ne signifie pas que tu peux continuer à les utiliser sans contrôle.

Nicolas lui donna immédiatement les codes.

— Prenez-les. Je ne veux pas remplacer un abus de pouvoir par un autre sous prétexte que mes intentions sont meilleures.

Sofia dirigea l’intervention.

Ils arrêtèrent le véhicule avant l’aéroport. Antoine était inconscient, mais vivant.

L’homme chargé du transfert reconnut avoir reçu ses ordres de Manon.

Amélie la regarda avec horreur.

— Tu coopérais avec nous.

Manon expliqua qu’Orphée Protection détenait son frère. Chaque fois qu’elle révélait une information, ils exigeaient un nouveau service.

— Tu pouvais nous le dire.

— Je pensais pouvoir le sauver seule.

— Et tu as de nouveau mis Antoine en danger.

— Oui.

Cette fois, Amélie ne chercha pas à comprendre davantage.

Manon fut arrêtée.

Son frère fut retrouvé vivant dans un entrepôt.

La coopération n’effaçait pas ses décisions.

Antoine se réveilla à l’hôpital.

En voyant Amélie, il prononça enfin son nom sans hésitation.

— Amélie.

Elle prit sa main.

— Tu te souviens ?

— De toi. De Louis. Et de l’homme qui a placé la bombe.

— Qui ?

Antoine ferma les yeux.

— Ce n’était pas Henri.

— Pourtant sa confession…

— Henri avait préparé le plan. Mais il a essayé de l’annuler au dernier moment.

— Alors qui a déclenché l’explosion ?

Antoine regarda vers la porte.

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Nicolas venait d’entrer.

— C’était Nicolas.

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