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Chapter 12 - Le procès de la dame brune

Le procès de Diane de Villiers dura sept mois.

Amélie témoigna sur les recherches menées après la disparition de Louis.

Antoine parla de l’explosion et de son enfermement en Italie.

Jeanne décrivit les trois années pendant lesquelles elle avait secrètement protégé l’enfant.

Borel reconnut les faux certificats.

Manon expliqua comment la peur pour son frère l’avait conduite à collaborer.

Marc avoua avoir dirigé Orphée Protection, enlevé Louis et attaqué les témoins.

Nicolas fut interrogé pendant deux jours.

L’avocat de Diane tenta de le présenter comme un fils ingrat cherchant à obtenir l’amour d’Amélie.

— Espérez-vous qu’elle vous épouse après ce procès ?

— Ce n’est pas la raison de mon témoignage.

— Vous l’aimez pourtant.

— Oui.

— Alors votre déclaration est intéressée.

Nicolas regarda sa mère.

— Aimer quelqu’un ne rend pas automatiquement chaque décision intéressée. De la même manière, être le fils de Diane ne m’oblige pas à mentir pour elle.

Louis témoigna dans une salle privée adaptée aux enfants.

Il ne fut jamais placé face à Diane.

— Est-ce que Madame Diane vous frappait ? demanda la psychologue judiciaire.

— Parfois.

— Pourquoi ne vous êtes-vous pas enfui plus tôt ?

— Les portes étaient fermées. Et elle disait que maman ne voulait pas de moi.

— Pourquoi avez-vous finalement essayé ?

— Madame Jeanne m’a montré le mariage à la télévision. J’ai vu maman.

— Qu’avez-vous pensé ?

— Qu’elle avait l’air triste même quand elle souriait.

— Qu’avez-vous fait ?

— J’ai cassé la fenêtre.

— Vous vous êtes blessé.

— Oui.

— Avez-vous regretté ?

Louis réfléchit.

— J’ai eu peur. Mais je ne regrette pas d’avoir couru.

Diane demanda à témoigner.

Elle affirma avoir voulu protéger des milliers d’emplois et préserver un héritage construit pendant plusieurs générations.

— Louis était un risque temporaire, dit-elle.

Le procureur la regarda.

— Vous parlez d’un enfant.

— Un enfant dont les actions pouvaient détruire deux groupes.

— Alors vous l’avez enfermé.

— Je l’ai maintenu dans un environnement contrôlé.

— Vous lui avez fait croire que sa mère l’avait abandonné.

— Il aurait été plus difficile à gérer autrement.

Le jury entendit enfin sa véritable voix.

Pas celle d’une mère protégeant sa famille.

Celle d’une femme considérant les personnes comme des obstacles financiers.

Diane fut condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité.

Marc reçut trente ans.

Borel, vingt-cinq.

Manon fut condamnée pour complicité, avec une réduction en raison de sa coopération.

Après le verdict, Diane demanda à parler à Nicolas.

Ils se rencontrèrent derrière une vitre.

— Tu as gagné, dit-elle.

— Ce n’était pas une compétition.

— Tu as détruit la famille.

— J’ai cessé de protéger ce qui la détruisait déjà.

— Amélie te quittera.

— Peut-être.

Diane sembla surprise.

— Et tu as tout sacrifié sans être certain qu’elle te choisira ?

— Oui.

— Alors tu es plus faible que je le pensais.

Nicolas se leva.

— Ou peut-être que, pour la première fois, j’ai fait quelque chose qui ne dépendait pas de ce que j’allais recevoir.

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Il quitta la pièce.

Diane resta seule avec son reflet.

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